Plan de luttre contre la pauvreté, un an après.

Il y a un an, Emmanuel Macron lançait une « stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté », fondée sur la prévention de l’exclusion et l’accompagnement vers l’emploi.

Le Président de la république affichait une ambition claire : « ne plus oublier personne », ne pas seulement contenir la pauvreté par la redistribution, mais bien de transformer notre État-providence, notre système de protection sociale, pour « éradiquer la grande pauvreté » et faire en sorte que la pauvreté « ne se transmette plus par héritage ».

Depuis septembre 2018, la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté concerne, dans leur quotidien, plusieurs centaines de milliers de nos concitoyens, et cet impact ira croissant jusqu’en 2022.

L’égalité des chances dès les premiers pas pour rompre la reproduction de la pauvreté

  • Le bonus mixité sociale devrait bénéficier à plus du quart des établissements d’accueil des jeunes enfants dès cette année.

  • Le bonus territoires bénéficie en 2019 aux seules places créées dans les quartiers de la politique de la ville, avant d’être étendu en 2020.

  • D’ores et déjà 160 projets de création de centres sociaux ont été recensés.

Garantir au quotidien les droits fondamentaux des enfants

  • Dès cette rentrée scolaire, 100 000 enfants bénéficient de petits déjeuners à l’école, là où des besoins sociaux sont identifiés.

  • En 2019, 4000 communes et intercommunalités rurales sont éligibles à un nouveau dispositif de soutien à la tarification sociale des cantines.

  • Des maraudes mixtes État/département sont mises en place pour accompagner les familles à la rue ou en bidonvilles vers l’école, le logement, la santé. Près de 6 000 enfants sont concernés.

Un parcours de formation garanti pour tous les jeunes

L’adoption de l’obligation de formation constitue une avancée majeure dans la formation de la jeunesse pour qu’aucun jeune ne soit en dehors d’un parcours de formation.

  • D’ores et déjà, les moyens de l’allocation « Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie » ont été portés à 48 M€ afin d’accompagner 100 000 jeunes de plus, en sus de la Garantie jeunes.

Vers des droits sociaux plus accessibles, plus équitables et plus incitatifs à l’activité

Sans attendre la réforme sur le revenu universel d'activité prévue pour 2020, les montants de certaines prestations ont augmenté et l’accès aux droits a été amélioré.

  • Revalorisation de la prime d’activité : 1,25 millions de personnes supplémentaires ont pu bénéficier de cette aide, faisant baisser le taux de pauvreté de ces allocataires de 0,5 point.

  • Des accueils sociaux inconditionnels de proximité sont mis en place, accessibles à chacun à moins de 30 minutes de son domicile. Ces actions s’articuleront avec les 2 000 maisons France Service créées à horizon 2022. 

Investir pour l’accompagnement de tous vers l’emploi

  • La priorité donnée à l’accompagnement vers l’emploi se traduit par 50 000 solutions supplémentaires pour les allocataires du RSA, dès cette année, à travers l’accompagnement global porté par Pôle emploi, la garantie d’activité contractualisée avec les départements et l’insertion par l’activité économique.

  • Le pacte d’ambition pour l’Insertion par l’activité économique et la mise en le service public de l’insertion permettront notamment d’atteindre au moins 200 000 solutions d’accompagnement supplémentaire en 2022.

  • L’amélioration du parcours des allocataires du revenu de solidarité active se met également en place avec l’objectif d’une orientation vers un accompagnement en un mois et une signature systématique d’un contrat entre l’allocataire et la structure chargée de son accompagnement pour améliorer le retour vers l’emploi. 

Les acteurs du déploiement

  • Le gouvernement a proposé aux collectivités volontaires une démarche de contractualisation avec l’État, permettant de mobiliser des moyens importants, ciblés sur des objectifs communs, et de s’engager sur des résultats. Le fonds de contractualisation, d’un montant de 135 M€ en 2019, sera au moins de 210 M€ en 2022. En septembre 2019, 99 départements sont d’ores et déjà engagés, dont l’ensemble des territoires outre-mer.

  • 11 000 acteurs sont aujourd’hui engagés dans le déploiement de la stratégie. 18 Hauts commissaires ont été nommés auprès des préfets de région, garants de la mise en œuvre de la stratégie pauvreté.

  • La stratégie pauvreté repose sur une ambition renouvelée concernant la participation des personnes concernées. A terme, celles-ci devraient représenter 50 % des effectifs des groupes de travail régionaux et la composition du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté (CNLE) sera refondue d’ici fin 2019 pour comporter 50% de personnes concernées.